Les salles de spectacle dans plusieurs quartiers torontois ont contribué à la croissance de divers genres musicaux.
Les cafés-concerts du quartier Yorkville ont lancé les carrières de Gordon Lightfoot et Joni Mitchell dans les années 1960, mais ce sont les bars du quartier Queen West qui ont vu croître la première vague de musique punk rock à Toronto à la fin des années 1970.
Les premiers spectacles des Diodes, des Viletones et de Teenage Head sont racontés dans le nouveau balado Any Night of the Week : A Walking History of Toronto Music, une série de visites guidées qui retrace aussi les origines du hip-hop et la musique indie torontoise.
Alexandre Mousseau, le coréalisateur du balado, souhaite que l’histoire du punk rock torontois soit aussi reconnue que celle de New York et de Londres, deux villes qui ont produit les sons marquants des Sex Pistols et des Ramones.
« La musique était aussi bonne qu’à New York et Londres, mais la scène de Toronto était plus équitable et progressiste », explique Alexandre Mousseau, citant des groupes de musique féministes comme The B-Girls et The Curse, ainsi que les groupes The Dishes et Fifth Column, qui étaient en lien avec la culture LGBTQ+.
Eric Veillette s’est promené sur la rue Queen avec Alexandre Mousseau, qui a parlé de l’importance des salles de spectacle comme Beverly Tavern, Crash & Burn et l’incontournable Horseshoe Tavern pendant cette période de musique alternative.